Publications :

“ La Petite Fille au ruban bleu. Le monde disparu d’Irène Cahen d’Anvers (Flammarion 2026)

“ L’atelier d’écriture ” (Stock 2023 et Points Seuil 2025)

“ Bon à rien ” (Robert Laffont 2018 et Mon Poche 2019)

“ Les mères juives ne meurent jamais ” (Robert Laffont 2011 et Points Seuil 2013)

“ Jewish mothers never die ” (Arcade Publishing 2017)

“ Le madri ebree non muoiono mai ” (Gremese 2012)

“ A zsido anyak soha nem halnak meg ” (Noran Libro, Budapest 2012)

“ Rêve de pierre: La quête de la femme chez Théophile Gautier ” (Droz 1989) 

“ La Petite Fille au ruban bleu. Le monde disparu d’Irène Cahen d’Anvers ” (Flammarion 2026)

« La Petite Fille au ruban bleu » est l’un des tableaux les plus connus de Renoir. Son modèle, Irène Cahen d’Anvers, faisait partie de la grande bourgeoisie juive de la fin du xixe siècle, très influente dans le monde de l’art. La destinée du tableau révèle les tumultes de l’époque. Commandé à Renoir en 1880 par les parents d’Irène, mécènes brillants, sa spoliation par les nazis, plus de cinquante ans plus tard, marque l’effondrement d’une élite qui finira en majorité déportée. Après la guerre, Irène Cahen d’Anvers récupère son tableau et le vend à un marchand d’armes proche des Allemands.

Paradoxalement, plus « La Petite Fille au ruban bleu » gagne en célébrité, plus son modèle s’efface des mémoires. En réalité, on ne sait à peu près rien d’Irène Cahen d’Anvers. Elle est perçue comme l’épouse indigne de Moïse de Camondo, qui a, lui, laissé l’image d’un homme généreux, cultivé et respecté.

À la lumière d’archives inédites et de rencontres, j’ai découvert tout un monde, celui de Parisiennes élégantes dont la vie a basculé dans la tragédie. Parmi elles, se dégage une Irène féministe avant l’heure, idéaliste et déterminée. Faire revivre la femme cachée derrière le portrait, tel a été mon objectif.

“ L’atelier d’écriture ” (Stock 2023)

Esther accepte, moitié par ennui, moitié par amitié, de suivre Niki dans un atelier d’écriture. Puisqu’elle rêve sa vie plutôt que de la vivre, elle va découvrir l’envers du décor.

Pourquoi écrire ? Par quoi commencer ? Faut-il inventer ou se souvenir ? Derrière les mots, il y a le doute, l’impuissance, la peur de se dévoiler mais aussi l’urgence à raconter, l’imagination qui déborde.

Dans l’espace clos de l’atelier, l’amitié et la jalousie se mêlent, la confiance et la séduction se confondent. Pour créer, chacun puise dans ses ressources les plus intimes… ou dans celles des autres. Vole-t-on quelque chose quand on raconte d’autres vies que la sienne ?

C’est ce qu’Esther et ses compagnons d’écriture apprendront dans ce roman joueur, qui se lit aussi comme une suite de judicieux conseils à tout écrivain amateur.

(Robert Laffont 2018 et Mon Poche 2019)

« C’est la rentrée dans cette famille parisienne sans histoires. Après un été boosté aux «cahiers de vacances», Félix, le petit dernier, entre en 6e dans un nouveau collège, et c’est tout l’équilibre familial qui peu à peu va se lézarder. Car Félix, pas rebelle pour un sou mais hermétique à tout progrès, est très très mauvais élève. Cela insupporte Grégoire, le père, pour qui l’excellence scolaire est une évidence qui ne se discute pas. Cela plonge Charlotte, la mère, dans des abîmes d’anxiété aussi usants pour elle que pour les siens. Et cela horripile Louise, la soeur aînée, brillante lycéenne de terminale, furieuse que leurs parents pourrissent ainsi leur existence. Avant même le début du deuxième trimestre, chaque membre de la famille est au bord de la crise de nerfs, et dans cette cacophonie où personne n’arrive plus à se parler, c’est presque Félix, paradoxalement, qui semble le plus zen…
Rythmé par les trois trimestres de l’année scolaire, Bon à rien explore avec une autodérision salvatrice un sujet source d’insomnies et de zizanie pour de nombreux parents : l’angoisse de voir sa progéniture échouer à l’école et tous les excès auxquels cette angoisse mène. On s’y croirait ! »

“ Bon à rien ”

“ Les mères juives ne meurent jamais ” (Robert Laffont 2011 et Points Seuil 2013) Traduit en anglais, hongrois et italien.

« Un soir, une jeune femme Rebecca, se retrouve su Paradis. Elle y rencontre sept mères d’hommes célèbres : Freud, Proust, Einstein, Romain Gary, Albert Cohen, Woody Allen et les Marx Brothers. Elles ont aussi un seul sujet de conversation : leurs fils singuliers et géniaux et beaucoup de points communs. Toutes sont aimantes, déterminées, possessives, exigeantes, paranoïaques, angoissées, angoissantes, insupportables et généreuses. 

Sont-elles à l’origine du talent et de la personnalité de leurs illustres enfants ? Une certitude : sa vie durant, chacun d’eux a été plongé dans un bain d’amour maternel.

Et si les mères juives n’étaient pas qu’un mythe? Ce roman ironique et tendre apporte des réponses inattendues. »

“ Rêve de Pierre : La quête de la femme chez Théophile Gautier ” (Droz 1989)

« Toute l’œuvre de Théophile Gautier montre son désir de reconstituer un univers qui lui serait propre, de créer une sorte de microcosme. Par son écriture, il a cru pouvoir fixer le monde, l’embellir et le définir dans un projet esthétique : « L’art pour l’art ». En étudiant la vision de la femme dans l’œuvre complète de Théophile Gautier (romans, nouvelles, poèmes, récits de voyage, critiques d’art, etc…) Natalie David-Weill montre qu’il n’y en a qu’une, toujours la même décrite. Tour à tour, statue, automate, revenante, morte vivante, toujours inquiétante, la femme doit être contemplée, désirée, idéalisée, elle n’existe pas. La femme comme un rêve de pierre, d’immobilité et de sensualité.